Un peu d'histoire

La Chapelle Sainte-Reine

 Chacun peut voir dans le bas de Voisines, cette adorable construction présidant aux nombreuses parties de boules qui se déroulent sur son parvis.
Voici un peu de son histoire.

 Elle fut construite entre 1826 et 1828 par le sieur André Blondel qui, malgré des soins assidus et répétés, était désemparé de constater que son épouse restait plate comme un pays flamand, le laissant sans héritier.
 Il prit le taureau par les cornes, ou plutôt le pèlerin par ses amulettes, et se rendit sur le tombeau de Sainte-Reine pour la prier, ardemment, de rendre productives ses activités nocturnes et lui promit une chapelle si ses efforts étaient couronnés de succès.
 De cette histoire il résulta un héritier et surtout une magnifique chapelle pour notre joli village.

L'histoire de Sainte-Reine 

 En 251 après J.C., période où les romains martyrisaient beaucoup, le préfet des Gaules, Olibrius, encore un drôle celui-là, voulut offrir à ses appétits voraces une jeune vierge aux appâts annonciateurs de nuits enflammées. 
 Il jeta son dévolu sur une bergère du nom de Reine, fraîche comme une rosée matinale.
 Hélas pour lui, et surtout pour elle, elle avait une virginité peut partageuse et surtout des principes religieux tenaces lui interdisant tout excès et tout renoncement aux principes de sa Foi.
 Il s'en suivit un conflit d’intérêts qui la propulsât directement dans la sainteté en passant auparavant par la case martyre.
 Les romains, qui savaient s'amuser à cette époque, lui firent profiter de leurs derniers raffinements en la matière tels que : fouets, lamelles rougies, tenailles ardentes, peignes de fer et autres spécialités en vogue à cette époque.
 La pauvre fille en perdit la tête qui en tombant fit jaillir une source miraculeuse sur le site, aujourd'hui connut d'Alise Sainte-Reine, prés d'Alésia, là où Vercingétorix se fit défriser la moustache par ces mêmes Romains.   

  Ceci est évidemment une légende mais qui prend ses racines dans la vérité de l'histoire antique peu glorieuse où les femmes étaient réduites à l'esclavage domestique et devaient obéir à la domination masculine sous peine de se voire infliger les pires tortures.